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Cécilia Sarkozy et la libération des infirmières bulgares

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Écrit par Fouady   
05-10-2007

Pierre Moscovici député socialiste

  • Pierre Moscovici, probable président de la commission d'enquête sur la libération des infirmières bulgares, juge cette convocation "juridiquement imparable".
  • Le député socialiste relativise la question et dit "attendre plus de Claude Guéant", le secrétaire général de l'Elysée.

  Quel a été le rôle de Cécilia Sarkozy dans la libération des infirmières bulgares ? Des accords commerciaux ou militaires ont-ils été négociés pour obtenir leur retour à Sofia après plus de 7 ans d'emprisonnement ? A ces deux questions, l'opposition entend bien obtenir des réponses. Une commission d'enquête parlementaire sera créée d'ici la mi-octobre. Son probable président, le député socialiste Pierre Moscovici, était vendredi matin l'invité de Preuves à l'appui sur LCI.


"Juridiquement imparable"


A cette occasion il a déclaré que Cécilia Sarkozy devait être convoquée, par la commission. "Cette convocation n'est pas le sujet principal. J'attends plus de Claude Guéant par exemple (ndlr :secrétaire général de l'Elysée). Toutefois, deux personnes ont été envoyées en Lybie, dont Cécilia Sarkozy. Elle sait des choses. Dès lors, ça peut et ça doit intéresser la commission. C'est quelque chose de normal. Je ne comprends pas qu'on en fasse une affaire.  Cécilia Sarkozy doit venir si elle est convoquée. Je pense qu'elle doit être convoquée. C'est juridiquement imparable"'.

S'il le faut, précise-t-il, "la commission d'enquête a les moyens de la contraindre" à venir témoigner. "Mais il faudra appliquer cela avec intelligence, nous ne sommes pas là pour persécuter une femme. Mais je pense que si elle avait la conscience de son devoir, elle viendrait. Si j'étais à sa place, je ne barguinerais pas, j'inventerais pas des trucs stupides. Elle sera reçu courtoisement". 

"Ce n'est pas ma place"


Devant l'insistance de l'opposition, Nicolas Sarkozy avait accepté l'été dernier la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire la lumière sur les conditions de libération des infirmières et du médecin bulgares. Toutefois, par la voix du porte-parole de l'Elysée, il avait fait savoir fin août que son épouse, pourtant élément-clé dans ce dossier, ne répondrait pas aux questions de cette commission. "Le président est soucieux de communiquer toutes les informations qu'il a eues et qu'il a en sa possession".

"Pour autant il paraît inconstitutionnel qu'il puisse répondre à une commission d'enquête parlementaire, expliquait David Martinon. Ce serait une entorse au principe de séparation des pouvoirs". "Par extension, madame Sarkozy, puisqu'elle était son envoyée personnelle, tombe sous la même règle", avait-il ajouté lors d"un point presse hebdomadaire fin août. Pour Pierre Moscovici, ces arguments sont "stupides". "Ce n'est pas ma place", avait déclaré de son côté la première Dame de France dans une interview à l'Est Républicain.  

Les propositions de résolution visant à créer cette commission d'enquête seront examinées le 11 octobre en séance publique à l'Assemblée nationale et la première réunion de la commission est prévue le 17 octobre. La majorité et l'opposition se partageront les fonctions de président et de  rapporteur de cette commission de 30 membres (17 UMP, 11 SRC, 1 GDR et 1 NC), le choix du poste étant laissé au groupe majoritaire, a-t-on précisé de même  source. Le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault a confirmé que son groupe envisageait de présenter l'ancien ministre Pierre Moscovici à la  présidence de la commission d'enquête.

 Crédit Photo : TF1/LCI/Preuves à l'appui Pierre Moscovici, député socialiste, dans l'émission Preuves à l'appui sur LCI.

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