Rama Yade-Sarkozy-Kadhafi : L'économie au pouvoir

Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Tatoo   
11-12-2007

rama yada vs kadhafi

" Le colonel Kadhafi doit comprendre que notre pays n'est pas un paillasson, sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits. La France ne doit pas recevoir ce baiser de la mort" … "Ce qui me dérange, c'est qu'il arrive un jour de célébration des droits de l'homme"… "Je serais encore plus gênée si la diplomatie française se contente de signer des contrats commerciaux, sans exiger de lui des garanties en matière de droits de l'homme. C'est un devoir : la France n'est pas qu'une balance commerciale."

 

C’était les propos de Rama Yade concernant l’arrivé en France de Mouammar Kadhafi. Seulement voila, le gouvernement a vite arrangé le tir, une entrevue avec le président Nicolas Sarkozy et les propos de Rama Yade se voient vite atténués :

 

" ce que je voudrais c'est que ma position ne soit ni résumée, ni caricaturée (...) je dis et je redis que je ne suis pas hostile au principe de sa visite et je dis clairement que puisque la visite de M. Kadhafi tombe le jour des droits de l'homme, le symbole pouvait être utilisé pour encourager la Libye à poursuivre ses efforts"

 

Une série de questions me vient alors à l’esprit : Quel est le prix pour se racheter une conduite au prés des états des droits de l’homme? Ces états qui comme la France, les Etats-Unis et bien d’autre se disent prêcheurs de démocratie dans le monde. Et qui n’hésite pas à aller au front pour " libérer" les peuples en détresse de leurs dictateurs.

 

Bien que je n’aie personnellement rien contre Kadhafi et que je ne souhaite émettre aucun jugement concernant sa manière de gouverner ou sa politique interne. Mais je suis personnellement choqué par le comportement des gouvernements qui oublient rapidement les questions de droits de l’homme à partir du moment que les échanges économiques leurs sont favorables.

 

Dans la même logique, je dirais qu’il est évident que Ben Laden pourrait être l’amie public n°1 des américains s’il s’achetait ses munitions chez les américains et du moment qu’il les utilisait ailleurs. Saddam se prendrait actuellement en photo avec le président Buch s’il avait signé une convention avec les sociétés pétrolières américaines pour leurs vendre du pétrole pas cher.

 

Il est malheureux de voir que aujourd’hui ce qui compte ce ne sont plus, ni valeurs, ni droits, mais uniquement des intérêts purement économiques, voir dans certains cas personnels, et dont la seule justification serait le cours de l’action dans la bourse.

Commentaires
Ajouter un nouveauRechercher
fouady - jusqu'au quand les politicien   | Super Administrator | 2007-12-12 10:18:17
avatar Un président qui tend le bras une ministre qui critique, c'est qui le victime dans cette affaire, nous, la Libye ou les francais ?
les francais veulent de l'argent de la libye mais ils la detestent!!!
alifeza - sarkozy sur les traces de bush   | 81.199.168.xxx | 2007-12-14 14:53:05
sarkozy sur les traces de bush,comme bush faisant sans raison la guerre en irak la vraie raison le petro dollars.SARKOZY oubliant que la france, pays de droit de l'homme,pour l'argent prefère recevoire le colonel KADAFFI,la france doit vivre
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
BBCode:
[b] [i] [u] [url] [quote] [code] [img] 
 
 
 
Security Image
Saisissez le code que vous voyez.

Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved.

 
< Précédent

 

Nous ne sommes en aucun cas responsable des textes diffusés sur le site e-etranger.com, de l’ethique morale de certains textes, et nous ne contrôlons pas la publication des textes

Site déclaré au CNIL le 19 Décembre 2007