Nicolas Sarkozy à Kaboul : "Nous ne devons pas perdre" |
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| 22-12-2007 | |||||
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Le président est arrivé en Afghanistan samedi matin. Il a été reçu par son homologue Hamid Karzaï et devrait rencontrer des soldats français. Le philosophe André Glucksmann est du voyage. Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé samedi matin 22 décembre en Afghanistan, pour une visite qui n'était pas annoncée à son agenda officiel. Le chef de l'Etat a été reçu par son homologue afghan, Hamid Karzaï, avec lequel il s'est entretenu de la situation sur place et de la place des troupes françaises. Le chef d'Etat français a déclaré à la presse qu'"il se joue ici une guerre, une guerre contre le terrorisme, contre le fanatisme que nous ne pouvons pas et ne devons pas perdre". "Nous sommes là pour aider les autorités légitimes afghanes à lutter contre les trafiquants de drogue, les talibans et Al-Qaïda", a ajouté Nicolas Sarkozy. Réconciliation "Nous ne pensons pas que la solution soit uniquement militaire", a cependant souligné le président, une perspective partagée par nombre d'alliés alors que le président Karzaï tente une réconciliation avec les talibans qui se soumettraient à la constitution. "Ce qui est important pour nous c'est d'aider à l'émergence d'un Etat afghan légitime, démocratique et moderne", a également souligné Nicolas Sarkozy. Le chef d'Etat français estimé que l'Afghanistan était "d'abord victime du terrorisme". Et il a insisté sur l'importance "qualitative" plutôt que "quantitative" de la présence française. Visite aux troupes Nicolas Sarkozy devait ensuite rencontrer des soldats français participant à la formation de l'armée afghane dans le cadre des OMLT (Operational Mentor and Liaison Teams), des équipes mises en place par la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) pour assurer la reconstruction de l'armée nationale afghane. André Glucksmann est du voyage Sarkozy est accompagné du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, du ministre de la Défense Hervé Morin et de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade. Le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des forces armées, et le philosophe André Glucksmann sont également du voyage. L'avion présidentiel, escorté par deux Mirage, s'est posé à 5h30 GMT (6h30 à Paris) à l'aéroport international de la capitale afghane. Sarkozy devrait regagner Paris en fin de soirée, vers minuit. 1.100 soldats français Environ 1.100 soldats français participent actuellement à la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf), placée sous le commandement de l'Otan. Un demi-millier d'autres soldats français sont parallèlement intégrés à l'opération Liberté immuable, sous commandement américain. Cette visite en Afghanistan avait été annoncée par plusieurs médias, mais l'Elysée avait refusé de commenter "pour des raisons de sécurité". "Si de tels voyages devaient être décidés, sans doute que la meilleure méthode serait que l'on vous laisse constater les choses de vous-mêmes, sans vous les annoncer à l'avance compte tenu des risques inhérents à de tels déplacements", avait ainsi déclaré le porte-parole de l'Elysée, David Martinon. Des moyens nouveaux ? En novembre, lors de sa visite aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy a annoncé que la France ne quitterait pas l'Afghanistan, comme elle l'avait un temps envisagé. Il a même laissé entendre, à la grande satisfaction de Washington, qu'elle y enverrait des moyens nouveaux. A en croire Le Canard enchaîné, la France s'apprêterait à envoyer en Afghanistan une quinzaine de chars Leclerc pour renforcer "dans quelques semaines" le contingent français. Mais le cabinet du ministre de la Défense Hervé Morin a opposé un "démenti catégorique" à cette information. (avec AP et Reuters)
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