La foule fête l'ouverture de l'espace Schengen à l'Est |
|
|
|
| 21-12-2007 | |||||
|
REUTRES : Des feux d'artifice, des acclamations et de la musique ont accompagné dans la nuit de jeudi à vendredi, à minuit plus une minute, l'ouverture de l'espace Schengen à neuf nouveaux membres de l'Union européenne. © Reuters Cet événement ouvre un espace de libre circulation de plus de 4.000 kilomètres de long entre Tallinn, en Estonie, et Lisbonne, au Portugal. Avec les huit nouveaux entrants d'Europe de l'Est, auxquels s'ajoute Malte, l'espace Schengen, qui s'était déjà élargi progressivement, compte désormais 24 pays, à partir de ce vendredi. Sa superficie atteint un tiers de la taille des Etats-Unis et abrite 400 millions d'habitants. Outre la Grande-Bretagne et l'Irlande, la Roumanie, la Bulgarie et Chypre sont les autres pays de l'UE qui restent pour l'heure à l'écart de l'espace Schengen. Deux pays non membres de l'UE y sont en revanche associés, la Norvège et l'Islande, et la Suisse les rejoindra prochainement. A l'Est, le fait de pouvoir franchir les frontières sans passeport a valeur de symbole important et met un point final au démantèlement du "rideau de fer". Les huit pays d'Europe orientale qui ont rejoint l'UE en 2004 en espèrent aussi un coup de fouet pour leur économie. On s'attend ainsi à ce que l'espace Schengen, du nom d'un village du Luxembourg où un premier accord avait été conclu pour quelques pays en 1985, permette le développement de diverses activités économiques comme le secteur du tourisme. A l'Ouest, certains s'inquiètent d'une montée possible de la criminalité avec de nouvelles frontières moins sûres, même si celles-ci ont été renforcées. La sécurité a été renforcée le long des nouvelles frontières, ce qui ne fait pas taire les inquiétudes de certains responsables. LA FÊTE ENTRE PAYS BALTES, AUTRICHE ET SLOVAQUIE Connaissant ces objections, mais les balayant d'un revers de main, le Premier ministre slovaque Robert Fico et le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer ont scié symboliquement, jeudi, une barrière douanière à un poste-frontière de la ville de Petrzalka, près de Bratislava, la capitale slovaque. Les accords de Schengen s'appliqueront d'abord aux frontières terrestres et maritimes, avant de s'étendre aux liaisons aériennes. Plusieurs villes frontalières, dont certaines sont coupées en deux depuis des décennies, ont fêté l'événement, même si depuis l'élargissement de mai 2004, les voyages au sein du Bloc des 27 étaient déjà devenus beaucoup plus simples. A Francfort-sur-l'Oder, ville allemande frontalière de la Pologne, 2.000 personnes ont fait la fête dans la nuit, buvant et se restaurant, écoutant l'hymne européen, l'Ode à la joie, de Beethoven. Des feux d'artifice ont illuminé le ciel nocturne. "C'est très bien. Il n'y a pas de frontières, donc l'égalité règne. Les gens peuvent communiquer, maintenant, et se rendre d'un lieu à un autre sans plus de contrôles", se réjouissait une étudiante polonaise de 23 ans, Mikhalina Tyszczak. Une heure plus tôt, les frontières étaient tombées entre les pays baltes, et notamment dans la ville de Valga-Valka, à cheval sur la frontière entre Lettonie et Estonie, où une grande artère était partagée par une frontière. On faisait aussi la fête au poste-frontière austro-slovaque de Petrzalka-Bergen, où les gens se pressaient pour faire tamponner leurs passeports en souvenir de ce jour particulier. Jeudi, un retraité, Kolomam Prekop, se souvenait: "Ici, il y avait des soldats avec des mitraillettes, il y avait des blocs de béton sur lesquels même un char ne pouvait pas rouler". Wojciech Zurawski et Martin Dokoupil, version française Jean-Stéphane Brosse et Eric Faye
Powered by !JoomlaComment 3.1.0 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved. |
|||||
| < Précédent | Suivant > |
|---|













