Pour le monde du football, la France doit se doter de stades plus attractifs |
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| Écrit par l'AFP | |||||
| 19-11-2008 | |||||
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Les stades de football français doivent se changer en attractifs lieux de vie et de consommation afin de retenir le très volatile public de L1 et L2 et, surtout, de devenir des entreprises économiquement rentables au risque de brouiller leur identité.
Les stades de football français doivent se changer en attractifs lieux de vie et de consommation afin de retenir le très volatile public de L1 et L2 et, surtout, de devenir des entreprises économiquement rentables au risque de brouiller leur identité. "Multifonctionnalité". C'est le totem des nouveaux bâtisseurs, exprimé à l'envi durant la première journée de la conférence sur les stades tenue mardi à Paris sous l'égide de la Ligue professionnelle de football et de l'ESMA, l'association européenne des manageurs de stades. Selon Stéphane Pottier, l'un de ses membres, "la France ne possède aucun stade de 5e génération", c'est-à-dire construit à partir des années 2000 et placé sous le signe de la diversité: un lieu de spectacle sportif, de vie, de consommation, où l'on ait envie de passer du temps. Pire, son parc est le plus obsolète d'Europe avec celui de l'Italie. En dix ans, la France a construit ou rénové quatre enceintes, contre 13 en Allemagne -certes hôte du Mondial-2006-, 12 en Angleterre ou 9 en Espagne. "La candidature à l'Euro-2016 peut accélérer ce mouvement", note M. Pottier, évoquant les projets de Lille et de Lyon et relevant notamment que la signalétique des stades date de France-98, que l'accueil des médias n'y est pas à la hauteur des voisins européens et qu'on est loin des 800 toilettes par stade, qui devraient être une norme au regard de la fréquentation. Les stades français restent des gisements économiques potentiels inexploités. Joachim Soetard, responsable de l'institut de sondage IPSOS, a ainsi relevé dans une étude que seulement un quart des Français se déclarant intéressés par le football s'étaient rendus au stade lors de la saison précédente. "Le confort, la propreté et la qualité de la nourriture restent les points noirs. 40% seulement se déclarent très satisfaits par leur visite au stade, ce qui est inquiétant au regard de la friabilité du public et de la concurrence des autres offres de spectacle." Selon IPSOS, les spectateurs seraient prêts à dépenser en moyenne 10,5 euros par match pour se nourrir correctement. Une manne potentielle lorsque l'on sait que 56% des quelque 11 millions de visiteurs annuels des stades de foot en boycottent les buvettes. Plus sérieusement, Frédéric Thiriez, président de la LFP, avait ouvert la conférence en estimant que "malgré la crise et peut-être même à cause d'elle, jamais autant de chances n'ont été de notre côté pour rattraper notre retard", rappelant qu'il existait une vingtaine de projets pour un montant d'1,7 milliard d'euros. "La dernière réunion du G20 a sonné l'heure des politiques nationales de relance économique. L'Italie vient d'annoncer un programme de grands travaux pour 80 milliards d'euros. Quel beau chantier pour la France que la construction de ces nouveaux stades pour 2016!", a-t-il conclu. Il y a deux semaines, le secrétaire d'Etat chargé de la Prospective, Eric Besson, qui est venu mardi présenter sa thèse aux conférenciers, avait mis en exergue la nécessaire modernisation des stades en présentant son rapport sur la compétitivité du football français, alors que les conclusions de la commission Grands Stades, placée sous l'autorité de Philippe Seguin, dans l'optique de l'organisation de l'Euro-2016, seront rendues publiques lundi prochain.
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